Le skipper

LE SKIPPER

Stéphane le Diraison : un homme d’engagement et de convictions

Navigateur aguerri, Stéphane Le Diraison a fait ses armes en Mini 6.50 puis en Class40 avant d’intégrer le circuit IMOCA en 2016 avec à la clé une participation au dernier Vendée Globe. Si l’expérience s’est soldée par un abandon sur démâtage à mi-parcours, Stéphane a tiré de cette expérience un bilan positif à tous points de vue : gestion de projet, relation avec les partenaires, préparation, appréhension de la navigation en solitaire dans des mers hostiles sur un tel bateau… C’est fort logiquement qu’il a voulu relancer un projet IMOCA.

Le développement durable est au cœur des préoccupations de Stéphane Le Diraison qui a longuement occupé un poste de responsable de l’activité énergies marines renouvelables chez Bureau Veritas. Son engagement professionnel lui a permis d’acquérir une bonne connaissance des problématiques liées à la préservation de notre environnement, couplée à de fortes convictions personnelles.

« J’ai été sensibilisé très jeune à ces causes », explique Stéphane.
« Et en tant que navigateur, je suis directement témoin d’un certain nombre d’évolutions sensibles liées à la pollution des océans.
Les marins qui font le tour de la planète sont des ambassadeurs
crédibles. Cela donne envie de témoigner, de sensibiliser, d’apporter sa petite pierre à l’édifice dans ces démarches globales. »

Le déclic survient en décembre 2017. Stéphane a déjà, depuis de longues années, à cœur de monter un pro- jet associant sa passion de la course au large et son engagement dans le développement durable, pour véhiculer ces enjeux auprès du grand public et écrire un avenir plus responsable. Il suit avec attention le One Planet Summit organisé dans sa ville de Boulogne-Billancourt. Réunissant les grands acteurs et décideurs mondiaux, ce sommet a pour objectif de réfléchir aux moyens pour innover, soutenir et accélérer notre lutte commune contre le changement climatique. Certains discours marquent  Stéphane, dont celui de l’Américain John Kerry, secrétaire d’Etat durant la présidence de Barack Obama.
Galvanisé, le skipper/entrepreneur part alors en quête de partenaires désireux de le suivre dans un projet axé autour de la protection des océans. Ainsi prend forme le concept « Time For Oceans »…

PORTRAIT D’UN SKIPPER PASSIONNÉ

EN SOLITAIRE DÈS L’ÂGE DE 15 ANS
Originaire d’Hennebont (Morbihan), Stéphane commence à naviguer avant même de savoir marcher. Il débute les navigations en solitaire très jeune, dès l’âge de 15 ans. A la fin du collège, il retape une épave récupérée dans une vasière et rachetée 800 francs par son père qui le met au défi de la restaurer.

A son bord, le jeune Stéphane va découvrir très jeune la navigation en solitaire.
En parallèle, il régate en équipage, notamment en Class 8. A Lorient, il a alors pour voisins de pontons les deux premiers du Vendée Globe 1992-1993, Alain Gautier et Jean-Luc Van Den Heede. « Le fait d’être au contact de ces navigateurs, déjà à 17 ans, me permettait de me projeter dans la course, mais il y avait beaucoup d’étapes à franchir avant d’y prétendre ! », souligne Stéphane. 
« Avec beaucoup de culot j’ai mis le cap sur l’Angleterre, l’Espagne et même le Portugal, dévoré par l’envie d’aller toujours plus loin, toujours plus vite en solitaire », raconte Stéphane.

GRAVIR LES ÉCHELONS
C’est sans brûler les étapes que Stéphane Le Diraison progresse dans l’univers de la course au large. Il commence par le très formateur circuit des Mini 6.50. En 2007, il termine 2e de la Mini Transat en bateau de série.
Deux ans plus tard, il s’engage sur cette même course, mais en prototype cette fois (4e place). Stéphane sait où il veut aller et ne se détourne pas de son chemin. Diplômé de 3ème cycle à l’ENSAM, il mène en parallèle de sa vie de sportif accompli une vie professionnelle intense à Paris, où il occupe un poste de responsable de l’activité énergies marines renouvelables chez Bureau Veritas.
C’est grâce au soutien de son employeur, mais aussi de sa ville d’adoption Boulogne-Billancourt, que Stéphane s’engage en 2010 dans le circuit des Class40. Il obtient rapidement de beaux résultats, dont une victoire dans Les Sables-Horta-Les Sables en 2011 (en double avec Vincent Barnaud). Sa prestation dans la Route du Rhum 2014 est remarquable. A bord d’un bateau déjà dépassé, mis à l’eau trois ans plus tôt, il navigue sans complexe et décroche une très jolie 4e place, sur 43 inscrits. 
Un nouveau pas de franchi, le dernier, vers son objectif de tour du monde en solitaire.

LE VENDÉE GLOBE, ÉVIDEMMENT…
La Route du Rhum fait office de déclic. Stéphane Le Diraison gagne en renommée et en légitimité. Dans l’optique du Vendée Globe 2016-2017, des partenaires poursuivent l’aventure, d’autres arrivent. Pour vivre pleinement son rêve d’enfant et se donner toutes les chances de réussir, Stéphane quitte son emploi à Paris et se consacre à 100 % à son projet en IMOCA. Le 6 novembre 2016, il prend le départ des Sables d’Olonne à bord du bateau Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt. 
Sa course est rondement menée, il s’illustre notamment en réalisant le quatrième temps de la course entre le cap de Bonne-Espérance et le cap Leeuwin. Mais l’épreuve s’arrête brutalement à mi-parcours, lorsqu’il est victime d’un démâtage. En bon marin, c’est sans assistance qu’il rallie Melbourne (Australie) sous gréement de fortune.

« PLUS LE MÊME HOMME »
Stéphane a tiré de cette première expérience autour du monde un bilan positif à tous points de vue : gestion de projet, relation avec les partenaires, préparation personnelle, appréhension de la navigation en solitaire dans des mers hostiles sur un tel bateau, communication, partage de l’aventure…

UN SOLITAIRE ENTOURÉ
Skipper longtemps intégré dans le monde professionnel, Stéphane Le Diraison est parfaitement conscient que pour mener à bien un projet IMOCA ambitieux, il faut savoir s’entourer des bonnes personnes. A commencer par les partenaires, qui apportent la première pierre à l’édifice et  Contribuent à construire le projet tout au long de sa maturation Stéphane va aussi chercher des compétences auprès de nombreux prestataires pour gérer au mieux toutes les composantes du projet. 

Son équipe de permanents est composée d’un noyau dur de quatre personnes aussi impliqués et passionnés que lui. 
FRANCOIS GUIFFANT : Il est responsable technique de l’IMOCA Time For Oceans, de sa bonne gestion au quotidien. 
ANTOINE NACHON : Il travaille comme préparateur pour Stéphane depuis 2011. Les deux hommes ont construit une  vraie relation de confiance.
JULIEN LE NAOUR : Venu renforcé l’équipe après avoir travaillé ponctuellement pour Stéphane lors de ses anciens projets, Julien vient épauler François et Antoine désormais au quotidien.
AURÉLIE FERCOT : Elle a en charge la coordination entre l’équipe et les sponsors. Elle oeuvre pour une parfaite efficacité au sein du projet.

PALMARES (EXTRAITS)

MINI 6.50 (2005-2010)

. 2e de la Mini Transat 2007 (Série)
. Vainqueur de la Select 6.50 2008
. 4e de la Mini Transat 2009 (Prototype)
. Vainqueur de la Fastnet 6.50 2009
. Vainqueur du Trophée MAP 2009
. Vainqueur Chrono 6.50

CLASS40 (2011-2014)
. Vainqueur Les Sables-Horta-Les Sables 2011
. Vainqueur du Trophée SNSM 2011
. 2e de la Solidaire du Chocolat 2012
. Vainqueur du Grand Prix Guyader 2013
. 2e de l’ArMen Race 2014
. 4e de la Route du Rhum 2014

IMOCA (À PARTIR DE 2016)
. Participation au Vendée Globe 2016-2017 (4è temps Cap de Bonne Esperance/Cap Leeuwin)
. 5e des Monaco Globe Series 2018
. 7e de la Dhream Cup 2018

. 8e de la Route du Rhum 2018