Après le baptême de TIME FOR OCEANS l'heure du grand départ approche !

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Après le baptême de TIME FOR OCEANS l'heure du grand départ approche !

« Tout à gagner, rien à perdre »

C’est demain, dimanche 27 octobre à 13h15, que Stéphane Le Diraison et François Guiffant prendront, dans des conditions maniables, le départ de la Transat Jacques Vabre au Havre, rendez-vous majeur de la saison 2019 en IMOCA.

Bien préparé et reposé, le duo de Time For Oceans se montre confiant, serein et déterminé après cette journée de samedi marquée par le baptême du bateau, en présence du parrain Yann Arthus-Bertrand et des partenaires.

Voici l’état d’esprit de Stéphane et François à la veille du grand saut vers Salvador de Bahia.

Stéphane Le Diraison : « Un bon feeling »

« On se sent vraiment sereins après cette journée de baptême. Nous partons avec une belle énergie. Je sens un élan pour cette course, un bon feeling. Le bateau est prêt, nous nous sommes bien préparés en amont. C’est une belle édition de la Transat Jacques Vabre qui s’annonce.Nous allons partir sous l’influence d’une dorsale anticyclonique qui se traduira par un vent d’Est/Nord-Est tout à fait maniable. La sortie de la Manche va être rapide, au portant et sur une mer relativement plate. C’est une bonne nouvelle. L’inconvénient, c’est que les foilers vont aller très vite dans ces conditions. Le défi sera de bien s’accrocher dans la Manche pour avoir l’opportunité de rester dans le match durant la suite de la course.

Dès qu’on passera Ouessant et qu’on s’enfoncera dans le golfe de Gascogne, la situation va se complexifier. Nous allons aller jouer à la limite avec une grosse dépression installée sur l’Atlantique. Cette dépression barre la route de l’alizé. Il va falloir trouver la faille, ça passera par une zone de vent faible dont il faudra s’extirper. Ce sera une situation incertaine avec des opportunités à saisir avec notre bateau.Il faut que la course soit complexe jusqu’au bout, c’est ce qui nous permettra d’avoir quelque chose à jouer. Au niveau sportif, nous avons tout à gagner et rien à perdre. Nous allons nous battre avec les dix IMOCA aux potentiels à peu près équivalents et essayer d’accrocher des bateaux plus performants. »

François Guiffant :« Ma première Transat Jacques Vabre »

« Je me sens décontracté, je suis content d’aller sur l’eau demain avec cette belle flotte d’IMOCA et de participer à ma première Transat Jacques Vabre. Le bateau est prêt, nous avons bien navigué cette année.Je dois passer d’un rôle à l’autre, enlever ma casquette de boat captain pour mettre celle de co-skipper. Mais en réalité je n’abandonne jamais vraiment mon rôle de boat captain. Même en course, j’aurai en tête toutes les modifications qui vont être faites sur le bateau après la Transat Jacques Vabre.Nous allons sortir de la Manche rapidement, ce qui est une bonne nouvelle pour deux raisons : il y a des gros coefficients de marée et il va faire nuit noire les premiers jours. Après 36 heures de course, les options vont se dessiner. C’est très bien pour nous, cela pourrait nous permettre de tirer notre épingle du jeu avec notre IMOCA plus ancien. Il va falloir prendre des risques car ces options ne seront pas si simples. »

© Ludovic de Cockborne // Time For Oceans
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