Collision avec un OFNI pour TIME FOR OCEANS

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Collision avec un OFNI pour TIME FOR OCEANS

Stéphane Le Diraison et François Guiffant gardent le moral !

Stéphane Le Diraison et François Guiffant ont vécu des heures difficiles dernièrement. Leur option à l’Ouest ne s’est pas révélée aussi payante que prévue, loin s’en faut. Puis le duo de Time For Oceans a heurté la nuit dernière un OFNI (objet flottant non identifié) qui a endommagé une dérive et un hydro générateur. Ce soir (pointage de 18h), Stéphane et François pointent en 22e position de la Transat Jacques Vabre en IMOCA, mais la route menant à Salvador de Bahia est encore longue. Par ailleurs, de nombreux concurrents (et pas des moindres !) restent à proximité.

Deux grandes options étaient possibles pour les concurrents de la Transat Jacques Vabre : une route Ouest et une route Sud.

« Il y a 2-3 jours les sacrosaints fichiers “grib” faisaient la part belle au passage dans l’Ouest. L’option à la côte apparaissait plus risquée : une approche statistique donnait même 95% des routes gagnantes dans l’Ouest et 5% en plongeant au Sud », explique Stéphane Le Diraison.

« La météorologie n’est décidément pas une science exacte »

« Neuf équipages (parmi les plus titrés de la course au large) ont écouté leur instinct, s’appuyant sans doute sur la volonté de privilégier le court terme, ils ont mis le cap plein Sud. Leur option a été gagnante », poursuit le skipper de Time For Oceans. « Le résultat est terrible pour tous les autres. Ceux qui ont eu l’outrecuidance de croire l’adage des marins anglais “west is the best” sont punis. Les sudistes qu’on imaginait englués dans une zone sans vent au large de Gibraltar sont passés allègrement, sans s’arrêter et même en accélérant ! Bravo à eux. De notre côté nous sommes au près (contre le vent) dans une mer agitée. C’est la double peine. La météorologie n’est décidément pas une science exacte. »

© Time For Oceans

Collision avec un OFNI : « On n’a rien vu, juste entendu un gros choc… »

La nuit dernière, Time For Oceans est entré en collision avec un OFNI. « Il y avait un brouillard très épais, aucune visibilité, une atmosphère un peu glauque. On n’a rien vu, juste entendu un gros choc puis constaté une perte de vitesse de l’ordre de 20 % », raconte Stéphane. La dérive tribord a été endommagée (ouverte sur le bord de fuite sur 1 mètre environ) et n’est plus utilisable dans l’état. L’hydro générateur tribord a également été touché. « Nous tenterons une réparation quand les conditions seront plus clémentes, probablement d’ici deux jours. En attendant, nous ne pouvons plus virer de bord », précise Stéphane.

« Tout ceci n’entache en rien notre moral ! »

Face à ces mésaventures, Stéphane Le Diraison et François Guiffant accusent le coup au classement. Ils pointent ce soir en 22e position mais absolument rien n’est fait. Dans un message envoyé du bord, Stéphane termine d’ailleurs sur une note positive : « Tout ceci n’entache en rien notre moral, Il y a une belle bagarre avec une quinzaine de bateaux et de nombreux milles à parcourir avant d’atteindre les côtes du Brésil. »

© Alexis COURCOUX
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