La course au large va toujours plus vite. Mais à quel prix ?

Cette Route du Rhum nous rappelle une nouvelle fois à quel point notre sport est exigeant.
Des bateaux toujours plus rapides, des sollicitations physiques considérables, des blessures, des chavirages, des abandons… La recherche de performance repousse les limites, celles des machines comme celles des hommes.

Et pourtant, c’est aussi ce qui rend cette course passionnante.

Cette année, la météo ajoute une dimension stratégique exceptionnelle. Des systèmes dépressionnaires complexes, des alizés absents, des options très ouvertes et beaucoup d’incertitudes.

La vitesse ne suffit pas. Les leaders des différentes catégories ont su faire des choix intelligents, souvent audacieux. À l’inverse, quelques décalages tactiques se paient parfois très cher. C’est aussi toute la cruauté de la discipline !

C’est cette dimension de la course au large qui me passionne : l’équilibre permanent entre performance, prise de risque et maîtrise.

Après deux Routes du Rhum et deux Vendée Globe, je mesure pleinement les exigences de ces courses. Et je suis convaincu que l’avenir de notre sport ne se résume pas à aller toujours plus vite.

Vendée Globe 2028 : mon ambition de retour sur le circuit IMOCA

J’ai l’ambition de revenir sur le circuit IMOCA en 2027, avec un bateau existant, optimisé pour concilier performance, innovation responsable et maîtrise des coûts.

Et un cap clairement fixé : le Vendée Globe 2028.

La course au large continue d’évoluer. Et je compte bien être acteur de la suite de l’aventure !

2 photos souvenirs de ma dernière Route du Rhum : la rudesse du bateau lancé à pleine vitesse dans un coup de vent, et le réconfort de l’arrivée au soleil.

Bonne chance à tous les concurrents encore en course.

#RouteDuRhum#VendéeGlobe2028#IMOCA#TimeForOceans

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